Une croisière en catamaran aux Seychelles se joue sur un mouchoir de poche : les îles intérieures tiennent dans un rayon d’une trentaine de milles autour de Mahé, ce qui permet de naviguer deux à trois heures par jour et de passer le reste du temps à l’eau. On embarque presque toujours à Eden Island, sur la côte est de Mahé, à quelques minutes de l’aéroport international, pour un circuit classique de sept jours : Sainte-Anne, Praslin et l’Anse Lazio, La Digue et l’Anse Source d’Argent, Curieuse et ses tortues géantes, Cousin, Félicité. Le catamaran s’impose ici pour trois raisons concrètes : un faible tirant d’eau qui autorise les mouillages sur fond de sable peu profond, une plateforme stable au mouillage et des espaces de vie ouverts sous les tropiques. Côté calendrier, deux moussons rythment l’année : les alizés de sud-est de mai à septembre (10 à 20 nœuds, temps sec) et la mousson de nord-ouest de novembre à mars (chaude, humide, averses courtes), séparées par des intersaisons calmes en avril et en octobre-novembre, réputées pour la visibilité sous l’eau. Comptez une semaine de catamaran entre 3 000 et 9 000 € selon la taille et la période, plus le skipper si vous n’avez pas de licence, plus les droits de parcs marins et les mouillages de nuit à régler par carte.
Pourquoi les Seychelles sont-elles une destination de croisière à part ?
Parce que c’est l’un des rares archipels au monde où l’on trouve du granit de 700 millions d’années posé dans une eau turquoise à 28 °C, et où les escales sont si proches qu’une navigation ressemble à une balade. Les îles intérieures des Seychelles, contrairement aux atolls coralliens de l’océan Indien, sont des îles granitiques. Ce socle sculpté par l’érosion donne ces blocs arrondis, veinés de rose et d’ocre, qui encadrent les plages et signent l’image de l’archipel.
Trois arguments font des Seychelles une destination de croisière et pas seulement de plage :
- Les distances sont courtes. Mahé et Praslin sont séparées d’une petite trentaine de milles nautiques, Praslin et La Digue de quelques milles seulement. On enchaîne les mouillages sans passer sa semaine à la barre.
- Les plages les plus photographiées se méritent par la mer. Anse Lazio, Anse Georgette, Grande Sœur : arriver au mouillage évite les navettes, les horaires de ferry et la foule des excursions à la journée.
- La nature est protégée et visible. Tortues géantes en liberté sur Curieuse, colonies d’oiseaux marins sur Cousin, cocos de mer dans la Vallée de Mai à Praslin, raies et tortues marines dans les herbiers.
En pratique, une croisière aux Seychelles n’est pas une navigation sportive. C’est une navigation d’escales, où le bateau sert de villa flottante déplacée chaque matin vers une meilleure fenêtre sur l’eau.
Où embarque-t-on ? Eden Island, la base de départ de Mahé
La quasi-totalité des croisières partent d’Eden Island Marina, sur la côte est de Mahé, à courte distance de l’aéroport international des Seychelles et de Victoria, la capitale. C’est la base logistique de la flotte de location : catamarans de 40 à 50 pieds, avitaillement, techniciens, briefing météo et parcs marins.
Ce que change une base bien placée
Arriver en fin de journée, dormir à bord et larguer les amarres le lendemain matin après l’avitaillement est le schéma le plus courant. La marina se trouve du bon côté de l’île pour rejoindre les îles intérieures : depuis Eden Island, on sort par le lagon est et Sainte-Anne est à portée immédiate, ce qui permet de faire une vraie première escale dès le jour 1 au lieu de perdre une demi-journée en transit.
L’avitaillement, à ne pas sous-estimer
Les Seychelles importent une large part de leur alimentation. Les supermarchés de Mahé sont bien fournis mais les prix piquent, et les possibilités de réapprovisionnement en cours de croisière se limitent essentiellement à Praslin et La Digue. Trois réflexes :
- Faire les courses lourdes à Mahé avant le départ, y compris l’eau.
- Prévoir la glace et vérifier la capacité du frigo et du congélateur du bateau.
- Réserver le service d’avitaillement du loueur si vous arrivez tard : il livre à bord et vous gagnez une matinée de navigation.
Certaines flottes proposent aussi un départ ou un retour depuis Praslin, ce qui a du sens si vous voulez basculer sur un séjour à terre à Praslin ou à La Digue en fin de croisière.
À quoi ressemble un itinéraire de 7 jours aux îles intérieures ?
L’itinéraire classique dessine une boucle Mahé, Sainte-Anne, Praslin, Curieuse, La Digue, Félicité, retour Mahé, avec deux à trois heures de navigation par jour au maximum. C’est le circuit que proposent presque toutes les bases : il est court en milles, riche en escales et compatible avec les vents des deux saisons, moyennant l’ordre des étapes.
| Jour | Étape | Navigation | Le temps fort |
|---|---|---|---|
| 1 | Eden Island vers Sainte-Anne | Très courte, moins d’une heure | Mise en jambes, premier snorkeling dans le parc national marin de Sainte-Anne, nuit au calme face à Mahé |
| 2 | Sainte-Anne vers Praslin (Baie Sainte-Anne ou Anse Volbert) | La plus longue de la semaine, une trentaine de milles | La vraie traversée du séjour, souvent au portant sous alizé de sud-est |
| 3 | Praslin : Anse Lazio et Vallée de Mai | Cabotage | Mouillage devant l’Anse Lazio, puis excursion à terre dans la Vallée de Mai et ses cocos de mer |
| 4 | Curieuse et Saint-Pierre | Une heure environ | Tortues géantes en liberté sur Curieuse, plongée masque et tuba autour de l’îlot rocheux de Saint-Pierre |
| 5 | Cousin puis La Digue | Une à deux heures | Visite guidée de la réserve d’oiseaux de Cousin le matin, mouillage à La Digue l’après-midi |
| 6 | La Digue : Anse Source d’Argent | Escale | Vélo sur l’île, blocs de granit rose au coucher du soleil, ambiance créole |
| 7 | Félicité ou Grande Sœur, puis retour vers Mahé | Retour d’une trentaine de milles | Dernier bain dans une eau limpide avant la traversée de retour, souvent programmée tôt |
Le bon réflexe : faites la longue étape Mahé vers Praslin au meilleur moment de la fenêtre météo, pas parce que c’est écrit sur le programme. Sous alizé de sud-est bien établi, le retour Praslin vers Mahé se fait au près et se négocie mieux tôt le matin, quand la mer est encore lisse.
Praslin et La Digue : que voir depuis le mouillage ?
Ce sont les deux escales qui justifient à elles seules la croisière : Praslin pour l’Anse Lazio et la Vallée de Mai, La Digue pour l’Anse Source d’Argent et ses chaos de granit.
Praslin, la deuxième île de l’archipel
L’Anse Lazio, au nord-ouest, est la carte postale absolue : arc de sable clair, eau translucide, gros blocs arrondis en bout de plage et takamakas pour l’ombre. Arriver par la mer permet d’y être tôt, avant les navettes de la journée. À l’intérieur des terres, la Vallée de Mai est un site classé au patrimoine mondial, seule forêt de palmiers cocos de mer au monde à l’état naturel, avec la plus grosse graine du règne végétal. Elle est gérée par la Seychelles Islands Foundation, distincte des parcs marins, et son billet se paie à part, de l’ordre de quelques centaines de roupies.
La Digue, la Seychelles d’avant
Sur La Digue, on se déplace en vélo et en char à bœufs. L’Anse Source d’Argent, souvent citée parmi les plus belles plages du monde, se trouve dans le domaine de L’Union Estate : l’entrée est payante, de l’ordre de 150 roupies par personne, et l’accès se fait à pied ou à vélo depuis le village de La Passe. Le meilleur moment est la fin d’après-midi, quand la lumière rase les blocs de granit et que la marée basse dégage les vasques.
Le mouillage de La Digue est exposé et souvent inconfortable sous alizé bien installé. C’est l’une des escales où beaucoup de skippers préfèrent une bouée quand elle est disponible, et où l’on garde un œil sur la houle du sud-est.
Curieuse, Cousin, Félicité : quelles escales nature réserver ?
Ces trois îles sont le cœur sauvage du parcours, et deux d’entre elles sont soumises à des règles d’accès strictes qui se préparent avant le départ.
Curieuse, les tortues géantes en liberté
Curieuse, à un mille de Praslin, abrite une population de tortues géantes d’Aldabra en liberté et une mangrove parcourue par un ponton en bois. L’île fait partie d’un parc national marin : le droit d’entrée est de 300 roupies par visiteur non-résident de plus de 12 ans, et il se règle par carte bancaire sur place ou en ligne avant la visite. Le mouillage de Baie Laraie, sur fond de sable, est un abri classique de l’itinéraire.
Cousin, la réserve spéciale d’oiseaux
Cousin est une réserve spéciale gérée par Nature Seychelles, l’un des sanctuaires d’oiseaux marins les plus denses de l’océan Indien. L’accès est encadré, et c’est le point que les équipages oublient le plus souvent :
- Visites du lundi au vendredi uniquement, hors jours fériés, de 9 h 45 à 12 h 30. L’île est fermée le week-end.
- Débarquement interdit avec votre propre annexe : le transfert se fait sur les bateaux des gardes de la réserve, qui viennent vous chercher à quelques centaines de mètres du rivage.
- Visite guidée obligatoire d’environ 1 h 30 à 2 h avec un garde, sur réservation.
- Entrée de 600 roupies pour les non-résidents, gratuite pour les moins de 12 ans.
Autrement dit, si votre jour Cousin tombe un samedi, l’escale saute. C’est une contrainte de calendrier à intégrer dès la construction de l’itinéraire.
Félicité, Grande Sœur et Saint-Pierre
À l’est de La Digue, Félicité et les Sœurs offrent des mouillages plus confidentiels et un snorkeling souvent supérieur à celui des grandes plages. L’îlot de Saint-Pierre, entre Praslin et Curieuse, est le spot photo emblématique de l’archipel : quelques rochers coiffés de palmiers, un tombant poissonneux et une eau d’une transparence irréelle.
Pourquoi le catamaran est-il le bateau roi aux Seychelles ?
Parce que la géographie des îles intérieures récompense exactement ce que le catamaran fait le mieux : mouiller peu profond, rester stable et vivre dehors. Ce n’est pas un argument marketing, c’est une contrainte de terrain.
- Le tirant d’eau. Les meilleurs mouillages sont des plateaux de sable clair par 3 à 6 mètres, bordés de patates de corail et de granit. Un catamaran de 45 pieds tire environ 1,20 à 1,40 mètre, contre plus du double pour un monocoque équivalent. Il s’approche donc plus près de la plage, sur un fond que l’on voit à l’œil nu, ce qui compte quand on doit choisir son point de mouillage sans abîmer le corail.
- La stabilité au mouillage. Les mouillages seychellois sont souvent ouverts et travaillés par une petite houle résiduelle. Un catamaran ne roule pas comme un monocoque : la nuit est meilleure, et l’équipage aussi.
- La vie à bord sous les tropiques. Cockpit large, carré ouvert, trampoline, plateformes arrière pour se mettre à l’eau et remonter, cabines séparées dans deux coques. Sur une semaine à 30 °C, le confort n’est pas un luxe, c’est ce qui fait la différence entre une croisière et un camping flottant.
- Le programme lui-même. Avec des étapes de deux à trois heures, la performance au près pèse peu. On privilégie l’espace de vie, l’autonomie en eau et en électricité, et le volume de rangement.
Les tailles les plus courantes sur zone vont du 40 à 42 pieds pour une famille ou deux couples, jusqu’au 45 à 50 pieds pour trois ou quatre couples, avec une cabine skipper séparée quand le bateau est mené par un professionnel.
Quand partir ? Moussons, alizés et intersaisons
Les Seychelles vivent au rythme de deux moussons : les alizés de sud-est de mai à septembre, secs et bien établis, et la mousson de nord-ouest de novembre à mars, chaude et humide. Entre les deux, avril et octobre-novembre offrent des mers calmes et une visibilité sous l’eau remarquable. L’archipel est situé hors de la ceinture cyclonique habituelle, ce qui explique qu’on y navigue toute l’année.
| Période | Régime | Vent typique | Ce que ça donne à bord |
|---|---|---|---|
| Mai à septembre | Alizé de sud-est | 10 à 20 nœuds, régulier | Saison sèche et ensoleillée, la plus stable pour naviguer. Mer plus formée, mouillages exposés au sud-est à éviter, algues plus présentes sur certaines plages est. |
| Octobre à novembre | Intersaison | Faible, 8 à 12 nœuds | Mer d’huile, visibilité sous-marine au sommet, moteur plus sollicité. Excellente fenêtre pour la plongée et le snorkeling. |
| Décembre à mars | Mousson de nord-ouest | Modéré à soutenu, secteur nord-ouest | Chaleur humide, averses courtes et intenses, souvent suivies d’éclaircies. Les mouillages abrités deviennent ceux du sud et de l’est. |
| Avril | Intersaison | Faible et variable | Le retour du calme, eaux très claires, chaleur maximale. Fenêtre appréciée des familles et des plongeurs. |
Comment choisir : si vous voulez naviguer à la voile, visez mai à septembre. Si vous venez d’abord pour l’eau, les fonds et le farniente, visez avril ou octobre-novembre. Le point clé, quelle que soit la saison, n’est pas la force du vent mais sa direction : elle détermine quels mouillages sont abrités, et donc l’ordre dans lequel vous ferez vos escales. Un bon skipper inverse la boucle sans état d’âme si le vent l’exige.
Combien coûte une semaine de croisière en catamaran en 2026 ?
Comptez de l’ordre de 3 000 € la semaine pour un petit catamaran en basse saison, et jusqu’à 9 000 € et au-delà pour un 46 pieds récent en haute saison, hors skipper, avitaillement et taxes. Les écarts entre semaines sont considérables : sur une même unité de 46 pieds, on relève des tarifs 2026 allant d’environ 5 300 € à plus de 9 000 € selon la période. Décembre et les vacances scolaires sont les pics ; les intersaisons offrent les meilleures fenêtres tarifaires.
| Poste | Ordre de grandeur | À savoir |
|---|---|---|
| Catamaran 38 à 42 pieds, la semaine | Environ 3 000 à 5 500 € | Le format famille ou deux couples, le meilleur rapport prix-confort |
| Catamaran 45 à 48 pieds, la semaine | Environ 5 300 à 9 000 € et plus | Grand écart selon la saison et l’année du bateau |
| Skipper professionnel | Environ 150 € par jour, repas à la charge de l’équipage | Souvent obligatoire de fait si personne n’a de licence à bord |
| Hôtesse ou cuisinier, pension complète | Environ 50 à 60 € par personne et par jour | Option confort, à arbitrer selon l’envie de cuisiner à bord |
| Taxes, mouillages et droits de parcs | Souvent autour de 100 € par personne pour la semaine | Forfait fréquemment collecté par la base au départ |
| Caution ou rachat de franchise | Rachat de l’ordre de 8 % de la valeur du dossier | Vérifiez ce que couvre exactement le rachat, notamment les annexes et les moteurs |
Le poste que tout le monde oublie : le carburant et l’eau. Avec des étapes courtes et des vents parfois faibles en intersaison, le moteur tourne, et le dessalinisateur, quand il y en a un, consomme de l’électricité. Prévoyez une ligne de budget et vérifiez au briefing la capacité des réservoirs.
Parcs marins, mouillages réglementés : que faut-il payer et respecter ?
Les principaux mouillages de l’itinéraire se situent dans des parcs nationaux marins gérés par la Seychelles Parks and Gardens Authority : l’entrée est payante par personne, et une nuit passée au mouillage dans le parc est facturée en plus, par bateau. Ce n’est pas une taxe symbolique, c’est ce qui finance la protection de ce que vous venez voir.
| Site | Droit d’entrée non-résident (plus de 12 ans) |
|---|---|
| Parc national marin de Curieuse | 300 roupies |
| Parc national marin de Sainte-Anne | 200 roupies |
| Baie Ternay et Port Launay, Mahé | 200 roupies |
| Île Cocos | 200 roupies |
| Mouillage de nuit dans un parc marin | 250 roupies par bateau et par nuit |
| Réserve spéciale de Cousin, Nature Seychelles | 600 roupies, visite guidée obligatoire |
| L’Union Estate et Anse Source d’Argent, La Digue | Environ 150 roupies |
Deux règles pratiques à connaître :
- Le mouillage de nuit est facturé dès lors que le bateau se trouve dans le parc entre 17 h et 8 h. Inutile de jouer au plus malin : les gardes passent.
- Le paiement se fait par carte bancaire sur place, pas en espèces. Les billets peuvent aussi s’acheter en ligne avant la visite, ce qui fait gagner du temps le matin.
Au-delà du tarif, quelques réflexes de bon marin sous les tropiques : mouiller sur le sable et jamais sur le corail, utiliser les bouées quand elles existent, ne rien rejeter dans le lagon, ne pas toucher les tortues ni les coraux, et respecter les zones de non-débarquement. Les fonds seychellois ont subi des épisodes de blanchissement : une ancre mal posée coûte des décennies.
Skipper obligatoire ou non ? Licence, formalités et check-list
Vous pouvez naviguer sans skipper si un membre de l’équipage détient une licence reconnue de type ICC ou RYA Day Skipper et peut justifier d’une expérience récente en location sans équipage. Sans ce document, la base exigera un skipper professionnel. Les loueurs sur zone demandent généralement une expérience vérifiable, souvent formulée comme au moins deux semaines de navigation en tant que chef de bord au cours des trois dernières années, ainsi qu’un formulaire de CV nautique rempli avant le départ.
Faut-il vraiment prendre un skipper ?
Même avec une licence en poche, la question mérite d’être posée. Les Seychelles sont une zone facile en apparence et piégeuse dans le détail : patates de corail non balisées, mouillages qui changent d’abri avec la mousson, courants entre les îles, réglementation des parcs. Un skipper local vous fait gagner les bons mouillages, les bonnes heures et les bons créneaux. C’est aussi le seul moyen d’avoir un équipage complet sur le pont sans avoir à gérer la manœuvre.
Formalités d’entrée
- Pas de visa pour la quasi-totalité des nationalités, mais une autorisation de voyage électronique (Travel Authorisation) est obligatoire pour tous les voyageurs, à demander en ligne avant le départ. La demande standard coûte environ 10,90 €.
- Un permis de visiteur est délivré à l’arrivée, initialement pour un séjour pouvant aller jusqu’à trois mois.
- Passeport en cours de validité pour toute la durée du séjour, billet de retour et justificatif d’hébergement, la réservation du bateau faisant foi.
La check-list avant d’embarquer
- Réserver le bateau tôt : la flotte seychelloise est limitée et les bonnes semaines partent parfois un an à l’avance.
- Demander la Travel Authorisation dans les jours qui précèdent le vol.
- Envoyer le CV nautique et la licence du chef de bord à la base, ou réserver le skipper.
- Acheter les billets de parcs en ligne et vérifier le calendrier de Cousin, fermé le week-end.
- Prévoir crème solaire respectueuse des récifs, chaussons d’eau pour le granit, et un masque personnel, l’équipement du bord étant souvent fatigué.
- Confirmer l’avitaillement à Mahé, y compris l’eau et la glace.
Aux Seychelles, la vraie compétence n’est pas de savoir empanner, c’est de savoir où poser son ancre et à quelle heure. Le reste, la carte postale s’en charge.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure période pour une croisière en catamaran aux Seychelles ?
De mai à septembre si vous voulez naviguer à la voile, en avril ou en octobre-novembre si vous venez d’abord pour l’eau. Les alizés de sud-est soufflent de 10 à 20 nœuds de mai à septembre, avec un temps sec et stable. Les intersaisons d’avril et d’octobre-novembre offrent des mers calmes, des vents faibles de 8 à 12 nœuds et la meilleure visibilité sous l’eau. De novembre à mars, la mousson de nord-ouest apporte chaleur humide et averses courtes, sans empêcher de naviguer.
Faut-il un permis pour louer un catamaran aux Seychelles ?
Oui pour une location sans équipage : une licence reconnue de type ICC ou RYA Day Skipper est demandée, accompagnée d’une expérience récente vérifiable en tant que chef de bord. Les bases réclament en général un CV nautique et une expérience de plusieurs semaines en location sans équipage au cours des trois dernières années. Sans licence, la location reste possible avec un skipper professionnel, facturé autour de 150 € par jour, repas en plus.
Combien coûte une semaine de catamaran aux Seychelles en 2026 ?
De l’ordre de 3 000 à 5 500 € pour un 38 à 42 pieds, et de 5 300 à plus de 9 000 € pour un 45 à 48 pieds récent, selon la saison. À cela s’ajoutent le skipper si nécessaire, l’avitaillement, le carburant, le rachat de franchise et un forfait de taxes et de mouillages souvent proche de 100 € par personne pour la semaine. Les semaines de fin d’année et de vacances scolaires sont les plus chères.
Les parcs marins des Seychelles sont-ils payants pour les plaisanciers ?
Oui, deux fois : un droit d’entrée par personne et un droit de mouillage par bateau et par nuit. Le droit d’entrée non-résident est de 300 roupies à Curieuse et de 200 roupies à Sainte-Anne, Baie Ternay, Port Launay et Île Cocos. Le mouillage de nuit dans un parc marin coûte 250 roupies par bateau, dès lors que le bateau s’y trouve entre 17 h et 8 h. Le règlement se fait par carte bancaire sur place ou en ligne avant la visite, jamais en espèces.
Peut-on débarquer librement sur l’île de Cousin depuis son bateau ?
Non. Cousin est une réserve spéciale et le débarquement avec sa propre annexe est interdit. Le transfert s’effectue sur les bateaux des gardes de la réserve, qui viennent chercher les visiteurs au large. Les visites ont lieu du lundi au vendredi, hors jours fériés, de 9 h 45 à 12 h 30, l’île étant fermée le week-end. La visite guidée dure environ deux heures et l’entrée coûte 600 roupies pour un non-résident, gratuite pour les moins de 12 ans.



