Réponse rapide

Une voile de bateau ne se contente pas de recevoir la poussée du vent : elle se comporte comme une aile d'avion dressée à la verticale. L'air qui contourne sa face sous le vent y crée une dépression, l'air qui frappe l'autre face y crée une surpression, et cette différence de pression engendre une force appelée portance, qui tire le bateau vers l'avant. C'est ce qui permet à un voilier de progresser en remontant vers le vent, et pas seulement en fuyant devant lui. Sur un voilier de croisière, on trouve trois familles de voiles : la grand-voile (derrière le mât, hissée sur la bôme), les voiles d'avant (foc, génois, trinquette) et les voiles légères de portant (spinnaker, gennaker, code 0). Les réglages de base tiennent en quelques gestes : border ou choquer l'écoute, jouer du chariot et du hale-bas, tendre la drisse, et surveiller les penons. Quand le vent forcit, on ne lutte pas : on prend un ris, c'est-à-dire qu'on réduit la surface de voile.

À quoi sert une voile et comment fonctionne-t-elle vraiment ?

Une voile transforme l'énergie du vent en force propulsive, non pas en se laissant pousser comme un drap, mais en se comportant comme une aile. C'est le point que les débutants comprennent le plus tard, et c'est pourtant celui qui explique tout le reste.

Regardez une voile bien réglée : elle n'est pas plate, elle est creuse, incurvée comme le profil d'une aile d'avion, simplement dressée à la verticale. Lorsque le vent l'aborde de biais, il se sépare en deux flux. Sur la face au vent (l'intrados), l'air ralentit et exerce une surpression. Sur la face sous le vent (l'extrados), l'air accélère en contournant la courbure et crée une dépression, une véritable zone d'aspiration.

Cette différence de pression entre les deux faces produit une force perpendiculaire à la voile : la portance. C'est elle, et non la simple poussée du vent, qui fait avancer le voilier aux allures serrées. La portance existe du près serré jusqu'au vent de travers, c'est-à-dire sur la plus grande partie du temps de navigation.

La quille (ou les dérives) joue alors le rôle d'arbitre. Elle s'oppose au déplacement latéral et ne laisse subsister que la composante vers l'avant. Résultat : le bateau avance, tout en gîtant sous l'effet de la force latérale résiduelle.

La gîte n'est pas un défaut, c'est la signature visible de la portance : le vent travaille.

Il n'y a qu'une allure où ce mécanisme s'efface : le vent arrière. Là, le vent souffle dans le dos du bateau, l'écoulement décroche, et la voile n'est plus qu'une surface poussée. C'est d'ailleurs souvent l'allure la moins rapide et la plus inconfortable, contrairement à ce qu'imaginent les néophytes.

Quelles sont les grandes familles de voiles sur un voilier ?

Un voilier de croisière porte trois familles de voiles : la grand-voile, les voiles d'avant et les voiles légères de portant. Chacune a un rôle précis et une plage de vent où elle donne le meilleur d'elle-même.

La grand-voile

C'est la voile principale, hissée le long du mât et tenue en bas par la bôme, cet espar horizontal qui balaie le cockpit lors des virements. Elle reste en place à toutes les allures et sert de voile de référence : c'est elle qui donne l'équilibre du bateau et sur elle que porte l'essentiel des réglages fins. C'est aussi elle que l'on réduit en premier quand le vent monte, grâce aux ris.

Les voiles d'avant

Elles se hissent sur l'étai, à l'avant du mât, et forment avec la grand-voile un ensemble qui accélère l'air entre les deux voiles.

  • Le génois : la grande voile d'avant, qui déborde derrière le mât. C'est la voile d'avant standard des voiliers de location, généralement enroulable sur l'étai. Idéale du petit temps au vent médium, du près au largue.
  • Le foc : plus petit que le génois, il ne dépasse pas ou peu le mât. Plus maniable, il prend le relais quand la brise monte.
  • La trinquette : voile d'avant de surface réduite, endraillée sur un étai intérieur. Profil plat et robuste, elle est dédiée au vent fort : elle limite la dérive et améliore la remontée au vent dans la brise.

Les voiles légères de portant

Ce sont de grandes voiles en tissu très fin, envoyées lorsque le vent vient de l'arrière et que le génois se retrouve déventé par la grand-voile.

  • Le spinnaker symétrique : la grande voile ballon colorée, tenue par un tangon. Le champion du grand largue et du vent arrière, mais exigeant en manoeuvre.
  • Le gennaker (ou spi asymétrique) : hybride entre le spi et le code 0, plus creux qu'un code 0 et bien plus facile à envoyer qu'un spi symétrique. C'est la voile de portant favorite des croiseurs.
  • Le code 0 : le plus plat de la famille, presque une immense voile d'avant. Il est conçu pour les vents légers et travaille à des angles d'environ 50 à 90 degrés du vent, donc bien plus près du vent que les autres voiles légères. Techniquement, un code 0 appartient à la famille des gennakers : c'est une appellation de voilerie qui désigne le profil le plus plat de la gamme.

Quelle voile pour quelle allure et quelle force de vent ?

Voici le tableau de correspondance à garder en tête : chaque voile a son secteur d'allure et sa plage de vent. Les valeurs sont des ordres de grandeur pour un voilier de croisière classique; le bateau, l'état des voiles et l'expérience de l'équipage font varier ces seuils.

VoileAllures adaptéesForce de vent indicativeRôle
Grand-voile pleineToutes les alluresJusqu'à environ 15 à 18 noeudsVoile de base, donne l'équilibre
Grand-voile, 1er risToutes les alluresEnviron 18 à 22 noeuds établisPremière réduction de toile
Grand-voile, 2e risToutes les alluresEnviron 25 noeuds établisVent frais, on assagit le bateau
GénoisPrès, travers, largueEnviron 5 à 18 noeudsVoile d'avant polyvalente
FocPrès, traversEnviron 15 à 25 noeudsVoile d'avant réduite, brise établie
TrinquettePrès, bon pleinAu-delà de 25 noeudsVoile de gros temps, profil plat
Code 0Bon plein à travers (50 à 90 degrés)Vent léger, environ 4 à 12 noeudsRelancer le bateau dans le petit temps
Gennaker (spi asymétrique)Travers à grand largueVent léger à médiumPortant facile en croisière
Spinnaker symétriqueGrand largue, vent arrièreVent léger à médiumPuissance maximale au portant

Rappel utile pour lire la météo : sur l'échelle de Beaufort, la force 4 correspond à 11 à 16 noeuds, la force 5 à 17 à 21 noeuds, et la force 6 (vent frais) à 22 à 27 noeuds. C'est à partir de la force 4 ou 5 que la question de la réduction de voilure commence à se poser sérieusement.

Les allures : près, travers, largue, vent arrière

L'allure, c'est l'angle entre l'axe du bateau et la direction d'où vient le vent. Elle commande tout : le choix des voiles, le réglage des écoutes, le confort à bord et la vitesse.

On distingue traditionnellement sept allures, du plus serré au plus ouvert : le près serré, le bon plein, le petit largue, le travers, le largue, le grand largue et le vent arrière. Dans la pratique, quatre repères suffisent au débutant.

  • Le près : le bateau navigue à environ 30 à 65 degrés du vent réel, donc en remontant vers lui. Les voiles sont bordées, presque dans l'axe du bateau, et fonctionnent en profil porteur. C'est l'allure la plus gîtée, la plus mouillée et la plus technique, mais celle qui met le mieux en valeur la portance.
  • Le travers : le vent arrive perpendiculairement, à 90 degrés de l'axe du bateau. Les voiles sont à mi-course entre bordées et choquées. C'est souvent l'allure la plus rapide et la plus agréable, celle où le voilier glisse sans forcer.
  • Le largue et le grand largue : le vent vient de l'arrière du travers, autour de 100 à 150 degrés. Les voiles sont largement choquées, la gîte diminue, le bateau est puissant et confortable. C'est le domaine du gennaker et du spinnaker.
  • Le vent arrière : le vent souffle presque dans l'axe du bateau, autour de 170 à 190 degrés. La portance disparaît, la voile n'est plus qu'une surface poussée. La grand-voile dévente le génois, et le bateau roule. On préfère souvent tirer des bords de grand largue plutôt que rester pile vent arrière, plus lent et plus dangereux à cause du risque d'empannage involontaire.

Entre les deux extrêmes, le voilier ne peut pas remonter directement face au vent : cette zone morte d'environ 30 à 45 degrés de part et d'autre du lit du vent s'appelle le vent debout. Pour y aller malgré tout, on progresse en zigzag, en tirant des bords.

Les réglages de base : border, choquer, et lire les penons

Le réglage de base tient en une phrase : on choque l'écoute jusqu'à ce que la voile commence à faseyer, puis on borde juste assez pour que le battement cesse. Répétez ce geste à chaque changement de cap ou de vent, et vous aurez déjà 80 pour cent d'un bon réglage.

L'écoute

L'écoute est le cordage qui retient le coin arrière de la voile et contrôle son ouverture. Border, c'est tirer sur l'écoute pour rapprocher la voile de l'axe du bateau : on borde au près. Choquer, c'est relâcher l'écoute pour éloigner la voile : on choque au portant. Une voile trop bordée bride le bateau et le fait gîter pour rien; une voile trop choquée faseye et ne produit plus rien.

Le chariot d'écoute

Sur la grand-voile, le chariot est le rail transversal sur lequel coulisse le point d'ancrage de l'écoute. La règle est simple : l'écoute règle surtout le vrillage de la voile (la torsion entre le bas et le haut), tandis que le chariot ajuste l'incidence, c'est-à-dire l'angle de la voile par rapport au vent, sans changer la tension verticale. Dans la brise, on fait descendre le chariot sous le vent pour dévendre le haut de la voile et redresser le bateau, sans pour autant choquer l'écoute.

Le hale-bas de bôme

Le hale-bas tire la bôme vers le bas. Il contrôle le vrillage et l'ouverture de la chute (le bord arrière de la voile), en particulier aux allures portantes, où l'écoute ne peut plus jouer ce rôle parce qu'elle tire trop latéralement. Un hale-bas trop mou au largue et le haut de la grand-voile part en vrille : le bateau perd de la puissance et devient instable.

La tension de drisse

La drisse est le cordage qui hisse la voile. Sa tension déplace le creux de la voile : plus on tend, plus le creux avance vers le mât, ce qui convient au vent fort. Par petit temps, on relâche pour laisser la voile respirer et rendre le profil plus creux, donc plus puissant. Un signe qui ne trompe pas : des plis verticaux le long du guindant signifient une drisse trop tendue.

Les penons

Les penons sont ces petits brins de laine ou de fil cousus sur la voile. Ce sont vos yeux sur l'écoulement de l'air, et le meilleur outil de réglage du bord.

  • Sur le génois, les penons sont placés près du guindant, de chaque côté. Quand ils sont tous horizontaux et bien parallèles, l'écoulement est parfait. Si le penon au vent se soulève, vous êtes trop près du vent : abattez ou bordez. Si le penon sous le vent s'agite, vous êtes trop ouvert : lofez ou choquez.
  • Sur la grand-voile, les penons de chute indiquent la limite du décrochage. On borde jusqu'à ce que le penon supérieur commence tout juste à s'enrouler derrière la voile : c'est le point d'équilibre recherché.

La prise de ris : comment réduire la voilure quand le vent forcit

Prendre un ris, c'est diminuer la surface de la grand-voile en la rabattant partiellement sur la bôme. Ce n'est pas un aveu de faiblesse, c'est le geste qui rend le bateau plus rapide, plus droit et plus sûr dès que le vent monte.

Le réflexe contre-intuitif à intégrer : trop de toile ne fait pas aller plus vite. Un voilier surtoilé gîte excessivement, part au lof, force sur la barre et devient épuisant à mener. En réduisant, on redresse le bateau, on allège la barre, et bien souvent la vitesse ne baisse pas, voire elle augmente.

À quel moment prendre un ris ?

  • Dès 13 à 15 noeuds, soit une force 4 à 5, on commence à y penser sur un croiseur léger.
  • Le premier ris se prend en général vers 18 à 22 noeuds établis, souvent en même temps qu'on enroule une partie du génois.
  • Le deuxième ris s'envisage aux alentours de 25 noeuds établis, avec une voile d'avant nettement réduite.
  • Le troisième ris appartient au registre du gros temps, à partir de la force 6 (22 à 27 noeuds) et au-delà, avec souvent la trinquette à l'avant.

Ces chiffres sont des repères, pas des lois : la carène du bateau, l'âge des voiles, l'allure suivie et l'expérience de l'équipage déplacent les seuils. Au portant, on peut porter un peu plus de toile qu'au près, où la gîte et le vent apparent sont plus violents.

La règle d'or

Quand vous vous demandez s'il faut prendre un ris, c'est qu'il fallait le prendre il y a dix minutes.

Un ris pris trop tôt ne coûte rien : on peut toujours le larguer. Un ris pris trop tard se prend dans le mauvais moment, dans le clapot, avec un équipage déjà fatigué et une voile qui claque. Il vaut donc toujours mieux anticiper la risée que la subir.

Signe qui doit vous alerter : si vous devez descendre le chariot d'écoute au point de dévendre entièrement la grand-voile pour tenir le bateau debout, c'est que la prise de ris s'impose. Le chariot n'est pas un substitut à la réduction.

Le vocabulaire essentiel à connaître avant d'embarquer

Une dizaine de mots suffisent pour comprendre les ordres du skipper et se rendre utile à bord. Les voici, dans le langage réellement employé en navigation.

  • Drisse : le cordage qui hisse une voile, de bas en haut. On hisse la grand-voile sur sa drisse.
  • Écoute : le cordage qui règle l'ouverture d'une voile une fois hissée. Chaque voile a son écoute (écoute de grand-voile, écoutes de génois).
  • Border : tirer sur l'écoute pour rapprocher la voile de l'axe du bateau.
  • Choquer : relâcher l'écoute pour ouvrir la voile.
  • Bôme : l'espar horizontal fixé au mât qui tient le bas de la grand-voile. Attention à la tête lors des empannages.
  • Guindant, bordure, chute : les trois bords d'une voile, respectivement l'avant (le long du mât ou de l'étai), le bas et l'arrière.
  • Amure : le côté d'où vient le vent. On est bâbord amures quand le vent vient de la gauche du bateau, tribord amures quand il vient de la droite. Le point d'amure désigne aussi le coin avant bas de la voile.
  • Lofer : se rapprocher du vent. Abattre : s'en éloigner.
  • Faseyer : le battement d'une voile mal réglée ou déventée, qui claque au vent.
  • Virement de bord : changer d'amure en passant l'avant du bateau face au vent. Empannage : changer d'amure en passant par le vent arrière, manoeuvre plus brutale car la bôme traverse le bateau.
  • Ris : chaque niveau de réduction de la grand-voile.

Retenez surtout le couple drisse et écoute : la drisse monte la voile, l'écoute la règle. Confondre les deux est l'erreur numéro un des équipiers débutants.

Louer un voilier pour la première fois : ce qu'il faut savoir

Sur un voilier de location, vous n'aurez presque jamais à hisser un spinnaker : vous manoeuvrerez une grand-voile et un génois, et c'est amplement suffisant pour naviguer partout. Voici les repères concrets avant votre premier départ.

Le plan de voilure des bateaux de location

La flotte de croisière est standardisée : grand-voile plus génois sur enrouleur. Beaucoup de bateaux disposent même d'une grand-voile à enrouleur dans le mât, qui rend la réduction de voilure quasi immédiate depuis le cockpit. Le gennaker ou le code 0 sont proposés en option sur certains loueurs, mais rarement inclus : ce sont des voiles fragiles et coûteuses.

Ce qu'il faut vérifier au briefing de départ

  • Le système de ris : demandez au loueur de vous montrer, à quai, comment on prend le premier ris sur ce bateau précis. Les systèmes varient (bosses de ris ramenées au cockpit, enrouleur de grand-voile, ris automatique).
  • L'emplacement des winchs et des taquets : savoir où passe chaque bout évite les fausses manoeuvres dans l'urgence.
  • L'état des penons : s'ils manquent, achetez quelques brins de laine et collez-les vous-même, cela change la vie du réglage.
  • La plage de vent recommandée par le loueur pour le bateau, et les zones interdites au contrat.

Les trois conseils qui comptent vraiment

  1. Réduisez tôt. Un bateau de location est lourd et confortable, pas un engin de course. Un ris pris à 18 noeuds rendra la croisière agréable pour tout le monde à bord.
  2. Naviguez au moteur sans complexe. Personne ne vous jugera. La voile est un plaisir, pas une obligation, et rentrer au port au moteur reste la manoeuvre la plus sage par vent contraire.
  3. Réglez avant de sortir la barre. Un équipage débutant a le réflexe de compenser un mauvais réglage à la barre. Choquez, bordez, regardez vos penons : le bateau se conduira presque tout seul.

Enfin, si la voile vous intimide encore, sachez qu'une location avec skipper reste la meilleure école : une semaine à observer un professionnel régler la grand-voile et prendre un ris vaut tous les manuels du monde, et vous repartirez avec les gestes en main pour la fois suivante.

Questions fréquentes

Comment fonctionne une voile de bateau ?

Une voile fonctionne comme une aile d'avion dressée à la verticale. L'air qui contourne sa face sous le vent y accélère et crée une dépression, tandis que l'air sur la face au vent crée une surpression. Cette différence engendre une force appelée portance, qui tire le bateau vers l'avant. La quille s'oppose à la dérive latérale et ne laisse subsister que la composante vers l'avant. Seule exception : au vent arrière, la portance disparaît et la voile n'est plus qu'une surface poussée par le vent.

Quelle est la différence entre un foc, un génois et un spinnaker ?

Le foc et le génois sont des voiles d'avant, le spinnaker est une voile de portant. Le génois est la grande voile d'avant qui déborde derrière le mât, standard sur les voiliers de location, utilisée du près au largue. Le foc est plus petit et ne dépasse pas le mât : il prend le relais quand le vent monte. Le spinnaker est une grande voile ballon en tissu très léger, réservée aux allures portantes (grand largue et vent arrière), plus puissante mais nettement plus technique à manoeuvrer.

À partir de quel vent faut-il prendre un ris ?

On commence à y penser dès 13 à 15 noeuds, soit une force 4 à 5, et le premier ris se prend généralement vers 18 à 22 noeuds établis. Le deuxième ris s'envisage autour de 25 noeuds. Ces seuils varient selon le bateau, l'état des voiles et l'allure : au portant, on peut porter un peu plus de toile qu'au près. La règle d'or reste de réduire tôt, car un ris pris trop tard se prend toujours dans de mauvaises conditions.

Que veulent dire border et choquer une voile ?

Border, c'est tirer sur l'écoute pour rapprocher la voile de l'axe du bateau; choquer, c'est la relâcher pour ouvrir la voile. On borde au près, quand on remonte vers le vent, et on choque au portant, quand le vent vient de l'arrière. Le réglage de base consiste à choquer jusqu'à ce que la voile commence à faseyer, puis à border juste assez pour que le battement cesse.

Faut-il savoir régler les voiles pour louer un voilier ?

Pour une location sans skipper, oui : la maîtrise du plan de voilure fait partie des compétences attendues, en plus du permis et souvent d'une expérience prouvée. Il faut savoir hisser et affaler la grand-voile, régler écoute et chariot, et surtout prendre un ris. Si ces gestes ne sont pas acquis, la location avec skipper est la solution idéale : vous naviguez en sécurité tout en apprenant les réglages sur le bateau même que vous louerez seul l'année suivante.

Léa Marin
Léa Marin
Skippeuse & journaliste nautique

Skippeuse diplômée, Léa a convoyé des voiliers de la Méditerranée aux Antilles. Elle décrypte pour Maritima les destinations, les formules de croisière et l'art de bien préparer sa navigation.